
C’est pour protéger le port de Rochefort contre les attaques des conquérants anglais que Napoléon Bonaparte amorça, en 1803, la construction du Fort Boyard. Ce bâtiment de guerre, érigé à l’image des grands vaisseaux du XVIIIème siècle, baigne dans l’océan Atlantique.
Un fort en pleine mer, surprenant n’est-ce pas? Pas pour les militaires de l’époque qui y voyaient un emplacement stratégique de premier ordre. Situé dans une passe, entre l’Ile d’Aix et l’Ile d’Oléron, le Fort Boyard doit son nom au banc de sable sur lequel il est érigé. Boyard viendrait en effet du mot hollandais banjaer (prononcer banyard), qui signifie «banc de sable».
Projet ambitieux, pour cette époque mouvementée de l’Histoire de France. Guerres, conquêtes, intempéries et problèmes d’ingénierie ont considérablement retardé les travaux ; finalement le fort ne fut achevé qu’en 1866 et ce n’est qu’en 1950 qu’il fut classé Monument historique.
Ironie du progrès technique, dès la fermeture du chantier, le fort était déjà désuet. Les canons de l’époque pouvaient atteindre la passe à partir du rivage. Conçu pour abriter 74 canons et 264 occupants, le fort ne recevra jamais l’armement prévu. Il servira plutôt de prison et sera éventuellement occupé par la Marine française jusqu’en 1930.
Pendant près d’un demi-siècle, le Fort Boyard sombre dans l’oubli et tombe aux mains des pillards.
Ce n’est qu’en 1980 que le Fort se voit insuffler une nouvelle vie en devenant un décor de jeux télévisés.
Les Clés de Fort Boyard (nom de l’émission française), dont les droits de diffusion ont été achetés par une dizaine de pays (Allemagne, Suède, Belgique, Russie, etc.), est aujourd’hui gérée par Anabase Production.
Succès d’audience au Québec dès sa première année de diffusion en 1993, Fort Boyard à remporté un vif succès chez nous, grâce à l’équipe de TVA.