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Intra-muros
N'entre pas qui veut à Fort Boyard! Mais tous ceux qui ont eu le privilège d'y aller sont unanimes: l'expérience est unique! En prime, le staff de Fort Boyard est tellement sympathique que l’ambiance à l'intérieur ressemble à celle d’une colonie de vacances pour grands enfants!

par Andrée Harvey

(Fort Boyard, France, 26 juin 1998). 7h : lever du corps. 8h15 : départ de la marina de Fouras en direction de Fort Boyard. Les concurrents partent en Zodiac, tandis que l’équipe technique, formée de Français et de Québécois, se rendent au fort en bateau. Après un trajet d’environ une demi-heure, les embarcations accostent. Les murs du fort, plantés en plein milieu de la mer, se dressent, impénétrables. Première «épreuve»: les passagers sont transbordés à l’aide d’une nacelle de cordage actionnée par une grue! À l’intérieur, on se retrouve dans une cour ouverte sur le ciel. Tout autour, une série d’alcôves mènent à des escaliers de pierre et à des cellules où se déroulent les jeux.

Les gens sont cool, mais professionnels. Quand un tournage débute, c’est du sérieux! Les hauts-parleurs crachent «Silence, on tourne!» et personne ne bouge, hormis l’équipe des participants et animateurs qui courent d’un bout à l’autre du fort. Les portes des cellules se referment sur eux et ils jouent à huis-clos, avec pour seuls témoins, les caméras.

Pendant 10 jours, 11 équipes québécoises défilent à tour de rôle dans l’enceinte du fort mythique pour un tournage en rafale: deux enregistrements par jour, un le matin, un autre l’après-midi. Au milieu de ce tourbillon, l’heure du dîner est un véritable répit. Et comme les Français savent bien manger, il y a toujours sur la table des produits frais et, bien entendu, un plateau de fromages et un p’tit coup de rouge ou de rosé. Tout le monde reprend son souffle, soit en relaxant, soit en jouant une petite partie de volley-ball dans la cour intérieure, pendant que les tigres se dégourdissent les pattes dans la salle du trésor.

Après le dîner, le deuxième tournage reprend, pour une durée d’environ 3 heures. Ce que l’on verra au petit écran cet automne aura été monté, coupé, manié pour créer un condensé final d’une heure. Cette année, les 11 émissions de Fort Boyard seront animées par Guy Mongrain et Sylvie Bernier. Quant au making of (diffusion vers la mi-septembre), c'est André Robitaille qui prend la relève. Neuf nouvelles épreuves et deux nouvelles aventures ont été introduites. Autres nouveautés: une équipe formée de médaillés olympiques (Myriam Bédard, Isabelle Charest, Nicolas Gill, Marc Gagnon et Nicolas Fontaine) et une équipe d’artistes ayant déjà participé à Fort Boyard (André Robitaille, Jici Lauzon, Julie Deslauriers, Stéphane Quintal et Geneviève Brouillette).

La première journée de tournage (vendredi 25 juin) a été stressante pour tous, en particulier pour Sylvie Bernier, qui a relevé le défi de poursuivre le travail entrepris par Marie-Soleil Tougas. À la fin de la journée, tout le monde était content d’avoir cassé la glace: les nouvelles épreuves ont été testées avec succès, tous ont retrouvé ce feeling si particulier d'un tournage «fortboyardien». 17h30. Guegling, guegling! La cloche sonne. C’est le signal d’embarquement. Vite ! Il faut profiter de la marée haute pour retourner à la terre ferme.

À suivre... Prochain reportage:
Les concurrents mis à rude épreuve.

 

Pendant un tournage à Fort Boyard, l'intérieur des murs fourmille de techniciens télé. Comme lieu de travail, on peut difficilement trouver mieux!